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 Vingnir Odinson

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Yama
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Date d'inscription : 11/06/2015

MessageSujet: Vingnir Odinson   Sam 15 Sep - 21:30

VINGNIR “THOR” ODINSON
ᚦ NOM Odinson
ᚦ PRÉNOM Vingnir
ᚦ ÂGE 41 ans, officieusement 18 ans
ᚦ SEXE
ᚦ ORIGINE Asgard
ᚦ ÉPITHÈTE Thor
ᚦ SITUATION Célibataire


ᚦ RACE Asgardien
ᚦ TAILLE 190 cm
ᚦ POIDS 286 kg
ᚦ COULEUR DES CHEVEUX Blonds
ᚦ COULEUR DES YEUX Bleus


ᚦ POUVOIR Thor
ᚦ ARME Stormbreaker, Mjolnir (anciennement)
ᚦ CASTE Magics
ᚦ AFFILIATION Asgard, Campus Stark


ᚦ FAMILLE
ᚦ Odin Borson (Père)
ᚦ Sigrún (Mère)
ᚦ Sleipnir Laufeyson (Frère adoptif)
ᚦ Eir (Servante & nourrice)

Montage créé avec bloggif
DESCRIPTIONS

ᚦ CONDITION PHYSIQUE À la chevelure dorée et aux yeux azurs, Vingnir emprunte les traits des hommes du nord. Athlète à la musculature d'Apollon et grand guerrier, sa force et sa vigueur sont à craindre : capable de soulever plus d'une centaine de tonnes, il est pratiquement invulnérable et conserve une endurance quasi illimitée à son plein potentiel.

Comme tout Ase, le nouveau dieu du Tonnerre bénéficie d'une espérance de vie extrêmement longue, chiffrable en milliers d'années. Véritable force de la nature, il est immunisé à nombre de maladies. Sa faculté de guérison est, elle aussi, élevée, capable de guérir en quelques secondes de blessures superficielles... Bien que d'autres puissent mettre bien plus de temps.

ᚦ COMPORTEMENT Orgueilleux et trop souvent querelleur, Vingnir fait toutefois preuve d'un haut sens de l'honneur et de la justice.
Altruiste, il portera secours à quiconque est mis en danger, et se dressera en premier rempart face aux plus grandes menaces. Bien que la tâche de remplacer son prédécesseur soit haletante, Vingnir n'a toutefois pas manqué de garder son humour si particulier.

ᚦ HISTOIRE

Stormbreaker « Quiconque porte ce marteau, s'il en est digne, recevra le pouvoir de Thor. »
- Inscription de Mjolnir.


Asgard. À l'aube...

« Tu peux ouvrir les yeux, Vingnir. »

Je réagis immédiatement aux mots de ma nourrice et ouvre les yeux, l'esprit encore embrumé suite à ce réveil précipité. Je distingue plus ou moins nettement la silhouette d'un enfant, à peu près de ma taille. Il me regarde.
Je frotte quelques secondes mes paupières, regarde quelques secondes les murs de marbre qui nous entourent puis lui, de nouveau. Il continue de me fixer, avec toute la malice d'un renard... lire la suite

CAPACITÉS

ᚦ POUVOIRS Depuis qu'il a soulevé Mjolnir afin de défendre Asgard, Vingnir s'est vu attribué la force et les pouvoirs de Thor, dieu du Tonnerre. Il est ainsi capable de voler, d'invoquer les tempêtes et la foudre et ainsi la projeter. Lorsque son arme - qu'il s'agisse de Stormbreaker ou de Mjolnir - est lancé, il peut revenir à distance dans la main de Vingnir. L'arme étant indestructible confère à Vingnir une force prodigieuse. L'Asgardien est capable de se transformer, revêtant soit sa tenue de guerrier soit une tenue plus civile afin de se fondre dans la masse : à ce moment-là, sa hache Stormbreaker se métamorphose dans une forme quelconque n'attirant pas l'attention d'autrui.

ᚦ FORCE DE CLASSE 100

ᚦ AUTRES Comme tout Asgardien, Vingnir dispose d'une résistance, endurance et d'une vitesse relativement supérieures à celles des Terriens. Dû à son statut, il est immunisé à nombre de maladies des mortels.
Vingnir est digne de soulever la hache Stormbreaker. En tant que guerrier d'Asgard, il a reçu un apprentissage à diverses armes plus que suffisants à l'épée, la lance et le bouclier.

ᚦ ÉQUIPEMENT
- Le marteau Mjolnir anciennement, un marteau forgé par les nains de Nidavellir à partir de l'Uru, un métal unique à Asgard. Ses divers enchantements appliqués par le roi Odin offrent à son porteur les pouvoirs de Thor, dieu du Tonnerre. Son dernier porteur fut Vingnir, mais le trésor Asgardien a été perdu durant l'une de ses aventures.

- La hache Stormbreaker, nouvelle fierté d'Asgard, a été lui aussi forgé à Nidavellir sur ordre du roi Odin. La confection de l'arme a donné du fil à retordre à son possesseur Vingnir. La hache dispose des mêmes pouvoirs que Mjolnir et confère à son porteur une incroyable force.

- La ceinture de force Megingjard, conférant une force exceptionnelle à celui qui l'utilise, était autrefois en possession de Vingnir jusqu'à ce que sa quête de rédemption commence. Le trésor est aujourd'hui entreposé dans le palais d'Asgard parmi la collection d'Odin.




« PAR LA BARBE D'ODIN... »






Dernière édition par Yama le Mer 10 Oct - 18:17, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Vingnir Odinson   Mer 10 Oct - 13:37

VINGNIR “THOR” ODINSON
ᚦ NOM Odinson
ᚦ PRÉNOM Vingnir
ᚦ ÂGE 41 ans, officieusement 18 ans
ᚦ SEXE
ᚦ ORIGINE Asgard
ᚦ ÉPITHÈTE Thor
ᚦ SITUATION Célibataire


ᚦ RACE Asgardien
ᚦ TAILLE 190 cm
ᚦ POIDS 286 kg
ᚦ COULEUR DES CHEVEUX Blonds
ᚦ COULEUR DES YEUX Bleus


ᚦ POUVOIR Thor
ᚦ ARME Stormbreaker, Mjolnir (anciennement)
ᚦ CASTE Magics
ᚦ AFFILIATION Asgard, Campus Stark


ᚦ FAMILLE
ᚦ Odin Borson (Père)
ᚦ Sigrún (Mère)
ᚦ Sleipnir Laufeyson (Frère adoptif)
ᚦ Hvergelmir Odinsdottir (Sœur aînée)
ᚦ Eir (Servante & nourrice)

Montage créé avec bloggif
HISTOIRE


ᚦ HISTOIRE

Stormbreaker « Quiconque porte ce marteau, s'il en est digne, recevra le pouvoir de Thor. »
- Inscription de Mjolnir.


Asgard. À l'aube...

« Tu peux ouvrir les yeux, Vingnir. »

Je réagis immédiatement aux mots de ma nourrice et ouvre les yeux, l'esprit encore embrumé suite à ce réveil précipité. Je distingue plus ou moins nettement la silhouette d'un enfant, à peu près de ma taille. Il me regarde.
Je frotte quelques secondes mes paupières, regarde quelques secondes les murs de marbre qui nous entourent puis lui, de nouveau. Il continue de me fixer, avec toute la malice d'un renard.

Après une bonne minute de silence à jouer au jeu du regard, je me lance :

« Père a fait sculpter une nouvelle statue ? Génial haha !
Il m'observe, et fronce les sourcils, il est sûrement vexé.
- Eh oh ! C'est une blague, t'es pas blessé hein ?
- ...
- Vingnir, voici votre nouveau frère, il est arrivé aujourd'hui, rétorque machinalement Eir.
- Hmm... puisque c'est comme ça ; enchanté, Vingnir Odinson, ravi de te connaître, et toi ? »

Je lui tends la main, et lui, refuse à la fois la poignée et la présentation... Il a été élevé où, celui-là ?
Agacé, je rejoins mon bureau où sont entassés des livres, et y tire ma lecture du moment : un Comic de Midgard, sur d'anciens héros, les Avengers. Si vous voulez mon avis, ce ne sont que des histoires bonnes à faire dormir les enfants, mais ça m'occupe. J'y feuillette quelques pages, mais ma lecture est interrompue moult fois par les "discrets" jurons de notre nourrice, décidément ce n'est pas mon jour.
Rien ne vaut une promenade, et puis, je pourrais poursuivre ma lecture dehors, loin de cet idiot.

En plus, je ne connais même pas son nom, au malpoli, d'où est-ce qu'il sort à la fin ?

« Ne t'avise même pas de me gêner dans mes affaires, le bleu. »

Je me tourne, et tombe nez à nez sur celui-là, les bras et jambes croisés, adossé à un pilier de la cour. Cette fois-ci, il sourit. Avec cette teinte de malveillance qui doit le caractériser. Il s'apprête à s'avancer vers moi, lorsque des voix portantes traversent la cité :

« Pommes d'Idunn ! Pas chères ! Une bouchée et vous récupérerez toute votre jeunesse ! »
C'est le marché, sûrement un énième escroc.

Il repart. En tout cas, c'est pas passé loin, j'étais prêt à en venir aux mains !

Asgard. Milieu d'après-midi.

Quartier libre, loin de toute surveillance, excepté les gardes constamment en patrouille dans la cité. Sur la place, comme toujours, une pièce de théâtre est jouée. Aujourd'hui, c'est la fois où l'un de mes frères avait provoqué une bagarre dans une taverne. Il tient mal l'alcool. Très mal. Vraiment. Très. Mal.

J'arpente les longs pavés blancs d'Asgard et rejoint un coin tranquille et calme. Ici, personne ne pourra me trouver.
Je m'assied sur un rocher et je reprends ma brève lecture : au bout d'une heure, j'avais déjà fini.
Lorsque je me relève, j'entends des râles au loin : un type se fait traîner par les gardes, il aurait vendu des contrefaçons... des pommes, apparemment.
Je fais mon premier pas, puis quelque chose de froid rejoint mon cou, en l'occurrence un couteau, un peu plus petit. Un poignard ? De luxe, en tout cas. Je reconnais immédiatement sa voix :

« Tu n'es même pas sur tes gardes, et on dit que tu dois devenir un guerrier ? »

C'est lui, il m'a sûrement suivi toute la journée.

Je lève lentement les mains, tandis qu'il poursuit en me tenant en joue :

« Tu vas m'être d'une grande aide, viens par ici. »

Il retire son arme puis recule, je rabaisse les mains, curieux, puis la curiosité s'empare de moi et je le suis. Il court déjà, plutôt vite, il semble être fait pour.
Au bout d'un moment, il ralentit, nous sommes déjà bien loin du noyau de la cité, mais toujours dedans, c'est le plus important.

« C'est là. »

Il s'arrête au coin d'une maison, puis se plaque contre le mur. Je fais de même une fois à son niveau, deux gardes passent, puis nous prêtons un œil à l'endroit d'où ils venaient. Une habitation, plutôt luxueuse, gardée par de nombreux soldats.

« Qu'est-ce qu'on est censé faire ici ? susurrais-je, toujours à l'abri des regards.
- Il y a quelque chose que je veux là-dedans, alors on va le récupérer, répond-t-il dans un calme absolu.
- C'est du vol, on ne peut pas faire ça !
- On vole un voleur. »

Intrigué, je le suis finalement lorsqu'il quitte sa position. Si c'est bel et bien un voleur, autant récupérer son butin... et si je ne suis pas là, qui sait ce qu'il pourrait faire. Je rejoins un coin d'ombre de la bâtisse, en veillant à ce que personne ne me voit lors des déplacements.

« On entre par où ? »

Aucune réponse, et en quelques coups d'œil, je comprends bien rapidement qu'il a choisi un autre chemin, la poisse.
Une pierre tombe à côté de moi, je la regarde un moment puis détourne le regard vers l'autre, en train de courir avec une pierre lorsqu'une fenêtre se brise, et je suis juste à côté. Il m'aura fallu bien deux secondes pour voir les gardes à l'extérieur s'agglutiner autour de deux personnes : une enfant et lui.
Je m'y approche à pas de loups, prenant toujours le soin de ne pas être vu, ils ont l'air d'être sur les nerfs et ça se confirme lorsqu'un garde s'écrie :

« Qui a fait ça ?!
- C'est elle, je l'ai vu prendre des cailloux et les jeter ! rétorque-t-il à la seconde, accusant sur le coup celui sur qui il a jeté son dévolu. »

Ni une, ni deux, il se fait jeter du groupe et les gardes encerclent de nouveau l'enfant, il m'approche et pénètre à la seconde dans le bâtiment pendant que personne n'y prête attention.

« Viens, suis-moi ! »

Puisque le mal est fait... autant continuer, je rentre en sa compagnie dans la demeure d'un riche, semble-t-il, qui est d'autant plus gardée à l'intérieur qu'à l'extérieur : nous tombons nez à nez avec le dos d'un soldat. Mince... il nous faut une échappatoire, et la voilà : une porte non défendue est juste à côté, j'y accours en le tirant, puis ferme derrière nous.
Aussitôt en sûreté, j'hausse légèrement le ton dans ce petit espace d'environ trois mètres carré, en contenant au mieux ma voix :

« Pourquoi tu as menti à ces gardes ? Il y a quelqu'un dehors qui a des ennuis à cause de toi !
- C'est son problème maintenant, on devait entrer et je comptais pas passer la soirée à choisir comment, répond-t-il à la seconde, et il a le don de m'énerver on dirait.
Je lève le poing, prêt à lui décocher un coup... Un bruit survient de la poignée, quelqu'un va entrer ! Nous nous emparons de la première chose qui passe par la main, pour ma part un... balais ?
La porte s'ouvre et une femme, plutôt normale, s'apprête à nous repérer. Par pur réflexe je lui dépose le balais dans sa main.
- Merci, chuchote-t-elle amicalement.
- De rien, marmonnais-je à la seconde, paniqué. »

La porte se referme, et nous réalisons tardivement ce qu'il vient de se passer. Nous nous regardons dans les yeux, tandis que j'hausse les épaules et entre-ouvre la porte pour guetter une sortie.
C'est à ce moment-là qu'il reprend parole :

« Tu vois les escaliers ?
- Juste à côté de ces deux colosses, pourquoi ?
- À ton avis ? rétorque-t-il ironiquement.
- Épargne-moi ça... j'ai un plan, marmonnais-je à mon tour, ne marquant que trois secondes de pause le temps d'attirer toute son attention, on fait en sorte qu'un des deux gardes parte et on assomme l'autre pour se déguiser.
- Et ensuite ?
- Bah, on se fait passer pour l'un d'eux et on passe, idiot. »

Il hoche la tête puis m'assène un coup de tête sur le sommet du crâne, sûrement pour se venger. De l'autre côté, j'entends l'un de ces deux gardes s'avancer, sa voix glaciale déjà toute proche de nous, il a dû nous entendre.

« Encore un rat ? Je vais voir, ne bouge pas. »

Lorsqu'il entre et referme la porte derrière lui, plus rien : seulement des affaires pour un placard dans un placard... enfin, sans compter que mon frère et moi étions au-dessus, ne tenant qu'à la force de nos bras et jambes. Lorsque cet idiot lâche, il assène un coup de pelle sur la tête du garde et le sonne sur le coup. Je le rejoins en chutant, adressant le coup final à notre invité.

« Et voilà le travail, prenons sa tenue maintenant, ça paraîtra trop louche pour l'autre garde si on met trop de temps. »

Il m'interrompt à la seconde en m'envoyant des affaires, et je constate avec effroi que je serais les jambes. Au bout de bien cinq minutes, nous sortons déguisés en garde, le vrai assommé sous une montagne d'affaires. Cette fois, je dois faire confiance à celui-là, en espérant qu'il ne nous fasse pas rater... M'enfin, au moins je comprends un peu ce qu'il se passe vu que j'ai pris la peine de faire deux trous au niveau de mes yeux, et là on est à côté du garde, qui n'a l'air de se douter de rien.

Je m'avance et monte les escaliers sans prévenir, le frangin me rappelle vite à l'ordre d'un coup de pied alors que le garde nous interpelle : on est mal, comment va-t-il le duper alors qu'il a une voix d'enfant ?
Pour faire court : il nous a demandé où est-ce qu'on allait, que le tour de garde n'était pas fini, quand il lui a répondu de sa voix naturelle qu'il partait voir le personnel de ménage. En chemin jusqu'au dernier obstacle, il m'a expliqué qu'il a juste utilisé d'un de ses "tours de magie" pour convaincre le type. Résumé terminé.

Et nous voilà de retour à la réalité : nous sommes arrivés à l'étage, près de notre objectif, et voilà qu'une dizaine de gardes nous encerclent. Pourquoi ? Parce qu'il a pété un plomb et a enfoncé la porte pour en finir. Donc, oui, il est les jambes maintenant. Mais que faire ? Hormis passer par la fenêtre en emportant notre butin, on va y passer. Et autant vous dire que j'ai une longue vie qui m'attend, et lui aussi, alors on a opté pour le premier choix : je pars avec l'épée de garde, lui avec notre trophée : un étrange sceptre d'une poignée d'un demi-mètre de longueur surmontée de deux lames, l'une longue d'une trentaine de centimètres, le second plus court en dessous... pourquoi le cherchait-il ?
Le temps de m'extirper de mes songes, je traverse la fenêtre en sa compagnie et atterrit sur deux des gardes qui s'étaient occupés de la fille à cause de ses manigances, tout comme lui. Par réflexe, elle profite de la confusion et quitte l'attroupement en direction du cœur de la cité, rapidement suivie par mon frère et moi, en train de retirer chaque partie de nos déguisements en prenant le temps de nous chamailler en cours de route. Les mercenaires qui servent de gardes de cette maison nous poursuivent toujours, et ils gagnent du terrain...
Impossible de les semer, nous nous retrouvons dans un cul-de-sac, pris au piège. Il s'arrête plus tôt et nous adresse quelques mots plutôt étranges :

« Vingnir, arrête toi et ne bouge pas, j'ai une idée ! »

Je m'exécute à la seconde et les gardes ralentissent : un voile d'énergie vert part de lui et recouvre le cul-de-sac. Pour eux, nous sommes invisibles et nous avons décampé par magie... Il nous a sauvé la vie, sur ce coup.
Nous attendons que les gardes décampent pour partir à notre tour.

Asgard. Crépuscule.

Coucher de soleil sur Asgard, et mon nouveau frère, cette fille et moi sommes réunis dans un coin de verdure, loin de cette maison où nous avons récupéré son trésor. Une vaste étendue d'eau qui borde Asgard sur plusieurs kilomètres, ne s'arrêtant que pour épouser la splendeur de la cité qui représente la puissance des Neufs Royaumes ou pour faire ressortir la beauté des vertes montagnes alentours. C'est ce que nous voyons, ici, depuis ce coin de verdure où nous sommes tous trois assis. Elle s'appelle Hlina, et nous l'avons rencontré après que mon frère que j'ai rencontré aujourd'hui l'ait immiscé dans un vol la récupération d'un sceptre qu'il désirait, et nous nous sommes retrouvés ici après avoir semé les propriétaires de cet objet. Mêlé au ciel orangé, sa crinière dorée dansait sur son dos. Sa voix mielleuse me ramène à la réalité :

« Et vous, vous vous appelez comment ?
- Moi c'est Vingnir, et lui c'est...
- Sleipnir, juste Sleipnir, m'interrompt ce dernier à la seconde.
Il m'a surpris cette fois-ci, et dans le bon sens.
- Voilà, Vingnir et Sleipnir, reprenais-je stupéfait. »

Alors il s'appelle Sleipnir ? J'ignorais qu'il pouvait faire preuve de "politesse", si j'emploie le bon mot... En parlant de lui, j'ai omis de vous le présenter : un garçon aux longs cheveux noirs - qui arrivent à son cou -, aux yeux verts, et il a l'air plutôt faiblard, pas très athlétique bien qu'il sache courir. Voilà tout.
Notre souffle récupéré après cette haletante course, nous nous relevons et rejoignons les coins les plus fréquentés d'Asgard, bien qu'à cette heure plus grand monde ne soit dehors, hormis les plus grands habitués de la taverne. Sur le chemin, Hlina nous explique qu'elle travaille pour devenir servante du palais royal, de ce que j'ai compris en tout cas. Je n'aimerais pas être à sa place, ça doit être éprouvant comme job.
La nuit tombe en même temps que nous partons chacun chez nous, en l'occurrence le palais pour Sleipnir et moi. Dans ma chambre, je m'effondre dans mon lit et m'assoupit en un rien de temps, mais je me souviens avoir pensé une chose avant de tomber dans les bras de Morphée : « reverrais-je Hlina demain ? »


Endroit inconnu. Nuit.

Le bruit de l'orage m'a réveillé au beau milieu de la nuit, les éclairs tonnent de toute part et je sais rapidement pourquoi...
Debout face à moi se tient l'un de mes frères aînés. Ce qui est sûr, c'est que nous ne sommes pas à Asgard.
Contrairement à Sleipnir, qui a approximativement mon âge, mes autres frères sont bien plus grands, de bien plusieurs siècles, d'ailleurs. Celui-ci est le dieu des orages et du Tonnerre, Thor, qui fait la fierté guerrière d'Asgard depuis une éternité. Il porte à sa main le marteau Mjolnir, trésor asgardien conçu par les nains de Nidavellir et enchanté par le roi Odin en personne pour son fils aîné. Je me souviendrais toujours de ce qui était écrit sur le marteau lorsque je l'ai vu de près - et j'ai tenté de le soulever plus d'un milliard de fois -, il représente parfaitement les qualités d'un guerrier : « Quiconque porte ce marteau, s'il en est digne, recevra le pouvoir de Thor. »

Et là, sous mes yeux, Thor a l'air de se battre contre un adversaire particulièrement coriace... puis un flash, qui m'aveugle pendant quelques minutes. Lorsque je retrouve ma vue, Thor est à terre : il a perdu. J'entends quelqu'un parler, une voix que je ne connais pas :

« Et voici la fin de Thor, le faux dieu.
Une personne s'approche, puis tourne sa tête en ma direction, il me voit.
- Tu es le suivant. »

Terrorisé, je suis incapable de bouger... qu'est-ce qu'il se passe à la fin ?
Je ferme les yeux, puis les ré-ouvre : je suis dans ma chambre, j'ai particulièrement chaud. C'était un cauchemar...

Asgard. Matin.

Je ressors de mon bain après avoir été dans l'impossibilité de retrouver le sommeil, encore intrigué par le sens de ce rêve. À cette heure-ci, personne n'est dehors, si ce n'est les deux trois habitués de la taverne rampant vers leur chez soi, ou encore les gardes matinaux qui déambulent dans les rues de la cité. Je traverse à la hâte les couloirs de la résidence avant d'être intercepté par un certain Sleipnir.

L'avantage du palais d'Asgard, c'est sa position : elle se situe au point culminant de la cité, et ça offre un panorama exceptionnel si on sait où se trouve la place idéale. Et moi, je l'ai localisée il y a longtemps, cette place. Il ne me faut que trois minutes à peine depuis ma chambre pour y accéder, et je n'y trouve jamais personne en temps normal.
Oui, en temps normal, parce que cette fois-ci, j'y trouve quelqu'un que j'ai déjà vu auparavant, il y a à peine quelques heures, assis à ma place.

« Je t'attendais, Vingnir. Comment vas-tu ? »

Je souris et m'avance pour m'asseoir à ses côtés, lorsqu'il m'arrête en posant son marteau sur mon torse. Il s'agit bien de lui : Thor.

J'ignorais qu'il était revenu, Thor n'est que très rarement à Asgard, mais lorsqu'il y va, il reste un certain temps, hormis si le roi Odin en personne lui confie une mission. Son dernier départ remonte à il y a six mois, lorsqu'une guerre a de nouveau éclaté en Midgard, dans ce pays que l'on nomme Mexique.
Je m'assieds à ses côtés lorsqu'il repose Mjolnir, je ne tarde pas à reprendre la discussion :

« Je vais bien, et toi, quand est-ce que tu es rentré ? répondais-je en posant la main sur Mjolnir pour tenter de le soulever une énième fois, en vain.
- Il y a deux jours déjà, et j'ai eu vent de vos actes, il marque une pause en m'observant faire puis reprend, comment tu le trouves ?
- Qui ça, Sleipnir ?
Il hoche la tête en m'ôtant le marteau des mains avec une aisance exceptionnelle, puis le fait tourner : il attend ma réponse.
- Il est... étrange, une fois il est poli, une fois il ne l'est pas, et il a toujours une mauvaise idée par la tête. Ça se voit à sa tête. »

Je m'apprête à continuer, lorsque je suis interrompu par mes pensées de tout à l'heure : je l'ai vu perdre il y a une heure, dans un rêve plus que réaliste. Bien que je ne sois capable de voir l'avenir contrairement à certaines personnes, ça m'inquiète un peu, et c'est difficile de faire comme si de rien n'était dans ces circonstances.
Le silence s'installe peu à peu tandis que le soleil se fraie un chemin parmi les montagnes d'Asgard et se reflète à travers les plus beaux rayons du pont arc-en-ciel, le Bifröst qui connecte les neufs royaumes et est gardé par Heimdall, qui depuis des temps immémoriaux sur chacun.
Bien dix minutes après durant lesquelles nous nous échangeons diverses formalités et politesses, Thor se relève :

« Et si tu m'accompagnais la prochaine fois que je partais ? Toi aussi tu dois devenir un guerrier pour Asgard. »

J'écarquille les yeux sans répondre, ébahi, mais je vois sur son visage que j'avais une tête d'ahuri. Il s'en va par la suite et me laisse seul : au final, je ne lui ai même pas dit au sujet de mon cauchemar.

Asgard. Après-midi.

Je ré-ouvre les yeux, après bien trente seconde d'absence. Plusieurs gardes traversent les pavés de pierre de la cité, tandis que Hlina, que j'ai rejoins là où nous nous étions séparés la veille, guidait Sleipnir et ma petite personne à l'écart de la foule. Le marché est bondé à cette heure-ci, on ne peut même plus s'entendre penser lorsque les crieurs s'évertuent à crier en chœur que leur produit est meilleur que celui du voisin.
Je n'ai partagé ni à Hlina ni à Sleipnir ce que j'ai vu dans mon cauchemar, et je dois avouer que plus le temps passe, moins je suis rassuré... et si ce que j'ai vu allait se passer dans les jours qui suivent ?
Nous rejoignons la place centrale de la cité, où une pièce de théâtre est jouée : la même que la veille, et nous nous asseyons dans un coin à l'écart. Hlina ne perd pas de temps et entame une discussion plus ou moins inintéressante pour la plupart, où elle explique ce qu'elle a fait ce matin et caetera. Des trucs de filles, quoi. D'ailleurs, Sleipnir ne se cache pas de montrer son ennui.
Concernant la situation actuelle, le peuple se porte bien et est heureux, la cité d'Asgard prospère et devient de jour en jour meilleur. Les crises et guerres ont cessées, malgré quelques conflits mineurs de temps à autre. En bref, la vie idéale.
Le tintement de la petite cloche frêle se fait entendre sur toute la place, signant le début de l'entracte. Les comédiens se reposent, de jolies femmes maigrement vêtues prennent place et dansent pour divertir les spectateurs et faire sortir le plus possible aux plus riches. Une ambiance des plus joyeuses s'installe et certains frappent même de leurs mains au rythme des danseuses alors que derrière eux les metteurs en scènes changent le décor, mais personne n'y fait très attention. Concernant l'un des comédiens, il s'approche de notre coin et nous aborde :

« Bonjour messieurs, madame, en espérant vous avoir satisfait, démarrait-il d'une voix douce tandis que Sleipnir roule des yeux, nous aurions besoin d'un enfant pour notre prochaine scène, pourrions-nous vous compter parmi nous ?
Sleipnir, Hlina et moi nous échangeons un regard, qui ne sera bientôt partagé que par ce premier et moi-même.
- Il est d'accord ! m'exclamais-je à la seconde.
- Il est d'acc-... quoi ?! Non, non, non ! râlait Sleipnir en ayant manqué une occasion de s'y soustraire.
Le comédien le saisit par le bras et le relève, puis le ramène jusqu'à la scène tandis que Sleipnir nous insultait de tout les noms sous les rires de Hlina.
- Merci bien, je vous le ramène en état ! achevait le comédien amicalement en s'éclipsant parmi la foule. »

Le silence s'installe assez rapidement, l'entracte est bientôt achevé et nous allions voir les talents d'acteur de Sleipnir, si toutefois il en avait... Le nouveau tintement de cloches confirme le début d'un nouvel acte, et aussitôt nous rejoignons la foule pour voir de plus près le désastre.
Côté jardin, une femme plutôt banale entre et rejoint un homme aux longs cheveux de jais, dans une taverne, du moins ce qui y ressemble, on fait avec les moyens du bord. J'ai un peu de mal à comprendre puisque je n'ai jamais suivi plus d'une heure une pièce, mais entre tout les comédiens qui parlent en même temps, j'ai cru entendre parler d'une dispute conjugale. Et Sleipnir n'est toujours pas là, c'est que le meilleur est à venir.
À Asgard, chaque histoire a sa touche de fantaisie, et celle de cette pièce n'est pas très anodine. Pour abréger et arriver à la meilleure partie, ça part en mêlée générale lorsque celui qu'ils ont choisi comme personnage principal, le comédien aux cheveux noirs, sort côté cour, et tout le monde s'arrête pour regarder dans sa direction. Maintenant, êtes-vous prêts pour le meilleur ?

Sleipnir entre en scène, il est vêtu exactement comme l'adulte de tout à l'heure, et ses habits sont six fois trop grandes pour lui. On dirait qu'il joue une version plus jeune que le précédent comédien. Il prend finalement parole avec une extrême nonchalance :

« Il est hors de question que je dise ça... quoi ? Non, non, je me lance c'est bon. Ahem...
Il panique, ça se voit, même lorsqu'il chuchote au metteur en scène.
- Pénélope, je, euh, me voici et je te hais !
- C'est "je t'aime", rétorque un souffleur derrière le décor, que tout le monde entend, "je t'aime" ! »

Il s'est déjà bien ridiculisé, outch... la honte. Frustration 1, Sleipnir 0. Tout le monde se met déjà à rire et observe le quart d'heure suivant où il ne cesse de balbutier et de bafouiller de toutes les façons possibles lors des dialogues, puis vint l'heure fatidique... du chant. Comme les comédies musicales.

Une pause prend, puis chacun des comédiens se met à chanter l'un après l'autre, en s'offrant un dialogue des plus extravagants, quand vint le tour de Sleipnir.

« Hors de question ! Je refuse ! »

Il se retourne et quitte la scène côté jardin. Il trébuche par ailleurs en marchant sur ses propres habits, conçus exprès pour être plus grand que lui, évidemment. Sous les derniers rires des spectateurs, Sleipnir s'en va.

Asgard. Soir.

« Pénélope ! J-Je t'-t'-t'ai-t'aime ! Hahahahaha ! C'était hilarant Sleipnir, si seulement t'étais là !
- Je te signale que j'étais là, le bleu ! Et ça fait trois fois que tu recommences ! tempestait Sleipnir en s'énervant une énième fois, à la limite de la rage.
Pris par la folie du moment, et sûrement du fait que je pouvais me moquer à volonté de lui pour les six prochaines années, je surenchérissais, alors que la place se vidait.
- D'accord, c'est bon... PÉNÉLOPE.
- Je vais te tuer Vingnir ! râlait-il de nouveau, levant les poings. »

Hlina, spectatrice depuis le début calmait autant que possible Sleipnir, bien qu'elle riait aussi en mettant davantage ce dernier en colère. Après une bonne journée de rires et de larmes, causées par les actions loufoques de Sleipnir évidemment, nous rejoignons chacun notre chez-soi tandis que je m'effondre de nouveau mon lit. Pour sûr, il va s'en souvenir, de cette pièce-là...

Endroit inconnu. Nuit.

Le bruit de l'orage m'a réveillé au beau milieu de la nuit, les éclairs tonnent de toute part et je sais rapidement pourquoi...
Encore le même cauchemar, qui me hante. Les mêmes mots, les mêmes actes, tout est répété, et je suis toujours incapable de bouger, de parler. Je suis spectateur de ce qui se passe, je suis en train d'assister à la déchéance d'un dieu.

Ce n'est que lorsqu'il me parle, avec son regard à glacer le sang, que je suis capable de revenir à moi. La boucle est bouclée. Je me réveille, encore une fois, bien que je ne puisse faire le moindre mouvement, terrifié par cet avertissement.

Est-ce que Thor ne sera bientôt plus qu'un vestige du passé ?

Asgard. Après-midi.

Contrairement à la veille, je ne bouge pas de mon lit avant un moment, pris de court par ce que j'ai vu, pour la seconde fois en si peu de temps. Le temps passe et la peur se dissipe, au bout d'une heure. Deux heures. Trois heures...

Le soleil a déjà atteint son point culminant et est redescendu progressivement. Je me lève et quitte ma chambre un peu chamboulé, après m'être entretenu. Je vagabonde dans les couloirs et croise Sleipnir. Six fois, dont deux fois dans le même temps... mais je ne me pose pas plus de questions. Jusqu'à ce qu'il s'élance sur moi et tente de m'étrangler contre un mur.








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